Bonjour,
Cette semaine avec mon mari, nous sommes allés à….. 3 kilomètres de chez nous visiter le château de Meslay.

Classé depuis peu monument historique et ouvert au public pour la première fois depuis cet été, c’était l’occasion à ne pas rater !
Tout commence avec le personnage de François de la Porte de Féraucourt, alors fermier général, qui achète le domaine de Meslay en 1719. Il sera l’un des premiers directeurs de la nouvelles compagnie des Indes. Toujours dans la même famille, 11 générations se succéderont jusqu’à l’actuel propriétaire, Monsieur Charles de Boisfleury.
François de la Porte va d’abord habiter l’ancien château, qui accueillit Henry IV lors du siège de Vendôme. Il meurt en 1730 léguant le château à son frère, Jean-François de la Porte, qui en fera l’actuel château que l’on peut visiter aujourd’hui, sur les plans de Jules Michel Hardouin, contrôleur des bâtiments du Roi. Il entreprit alors de grands travaux : il fit déplacer le village (à ses frais !) car trop prés du Loir, jugeant que cela apportait des maladies dues à l’humidité et l’insalubrité et y installa une manufacture de cotonnades.

Le Loir passant juste derrière le château.
Lors de voyage en Orient, il rapporta la technique de l’élevage du ver à soie et quelques pieds de mûriers. Son produit phare était un mélange de fil de coton et de fil de soie appelé » siamoise de Meslay ». Le succès fut rapidement au rendez-vous, jusqu’à Versailles, qui passait des commandes.
La prospérité de cette manufacture ne se dément pas jusqu’à la fin de l’Ancien Régime et en 1804, on recensait 70% des mariés de Meslay comme étant des cotonnadiers !
La manufacture a pourtant fermé en 1865….
Comme vous pouvez le voir sur les photos suivantes, les bâtiments de part et d’autre du château sont en pleine reconstruction.


Juste derrière les deux sapins au centre de la photo, on voit un magnifique pigeonnier datant de 1748 et possédant 300 boulins (nichoirs). Un premier pigeonnier avait été construit en 1579 mais ne correspondant pas aux goûts du propriétaire, il fut détruit et remplacé par l’actuel pigeonnier.
L’accès nous était interdit à cause du chantier mais je suppose qu’à gauche sur la photo, nous pouvons voir les anciennes écuries.


Le château côté Ouest, très harmonieux dans son style régence…
Les visites sont encore possibles jusqu’à la mi-septembre alors n’hésitez pas à le visiter. L’intérieur est entièrement d’époque et extraordinaire de part la richesse des meubles mais malheureusement, aucune photo n’était possible.
Château de Meslay, commune de Meslay 41138, Loir-et-Cher.
Restons dans la culture, mais passons plutôt à celle du jardin !
L’été a été chaud, torride, caniculaire tout le monde le sait et mes plantes aussi…. 🙁


Je ne sais pas si je vais pouvoir sauver mon boule neige et mon rhododendron…

Même chose pour cet arbuste bien courageux qui lutte bien…
Derrière, nous avons fait abattre un arbre cet hiver mangé en son centre par un champignon… nous en avons aussitôt replanté un autre qui a bien résisté à la chaleur grâce aux arrosages intensifs.
Nous avons une cuve de 1000 litres de récupération d’eau de pluie et grâce à elle, nous pouvons encore maintenir les arrosages mais il faudrait qu’il pleuve car elle se vide petit à petit !
Donc j’ai pris une décision mais je pense que c’est une bonne décision : j’ai 4 énormes jardinières au sud dans lesquelles je plantais des fleurs annuelles. Tout a brûlé.
Je vais donc y planter des cactées.
Elles supportent bien le soleil, et sont moins gourmandes en eau ! Nous privilégierons la cuve pour les arbustes.
Vu que l’Amazonie brûle, que nous allons subir des canicules à répétition, alors je vais m’adapter au climat qui change…L’eau va devenir une denrée de luxe dans les décennies à venir si nous ne faisons pas attention !
J’ai déjà quelques succulentes et certaines ont même fleurit cet été !

A gauche je viens de refaire des boutures mais les succulentes sur la droite ont triplé depuis que je les ai planté il y a 2 ans !


Cet écheveria est une des rares familles de cactées devant rester à l’ombre !
Et le saviez-vous ? Les fleurs des cactées sont fortement pollinisatrices !
Très colorées et sentant bon, elles attirent les abeilles, papillons, oiseaux et chauve-souris !
Comme l’a souligné une lectrice, les chauve-souris ne butinent pas mais je pense que si les abeilles et papillons viennent butiner, les oiseaux reviendrons aussi ! C’est tout un écho-système qui se remettra en place !
Comment joindre l’utile à l’agréable ! 🙂
Je vous laisse en compagnie de l’arbre à papillons qui lui par contre, en est rempli !

Je vous remercie de vos visites.
Happy gardenning ! 😉
Cécile






















































































































































































